La marée

Une force différentielle

La Lune attire davantage l’océan qui lui fait face que le centre de la Terre, et moins l’océan opposé. Cette différence d’attraction étire la masse d’eau en deux bourrelets. La Terre tourne sous eux : sur la côte atlantique du Maroc, la marée est semi-diurne, avec deux pleines mers par jour, espacées d’environ 12 h 25 min.

F∝2GMrd3
Force génératrice de marée : G constante de gravitation, M masse de la Lune, r rayon terrestre, d distance Terre-Lune

Vives-eaux et mortes-eaux

Le Soleil ajoute sa propre marée, un peu moins de la moitié de celle de la Lune. À la pleine et à la nouvelle lune, les deux s’additionnent : ce sont les vives-eaux, avec un fort marnage. Aux quartiers, elles se contrarient : ce sont les mortes-eaux. L’océan réagit avec un retard d’un à deux jours.

Prédire la marée

On décompose la hauteur d’eau mesurée dans un port en une somme d’ondes de périodes connues (M2 lunaire, S2 solaire, K1, O1…). Une fois leurs amplitudes et leurs phases connues, la marée se calcule des années à l’avance.

h(t)=Z0+∑iHicos(ωit−gi)
h : hauteur d’eau · Z₀ : niveau moyen · Hᵢ, ωᵢ, gᵢ : amplitude, pulsation et phase de chaque onde de marée

L’observatoire affiche les prochaines pleines et basses mers du site d’étude et la phase de la Lune.